Mon chemin et votre chemin

Mon chemin et votre chemin
Faire de l'expérience la route qui conduit à la découverte de ce qui est, c'est se laisser prendre au piège de l'illusion. Le désir, l'avidité conditionnent l'expérience et s'en rapporter à l'expérience pour comprendre la vérité, c'est suivre la voie de l'accroissement du moi. L'expérience ne peut jamais libérer de la douleur, elle n'est pas une réponse adéquate à la provocation de la vie. L'expérience est une entrave à la vérité, car l'expérience appartient au temps, elle est le résultat du passé ; or comment un esprit qui est le produit de l'expérience, du temps, peut-il comprendre l'intemporel ? Il n'y a pas votre expérience ou mon expérience, mais seulement une compréhension intélligente du problème. Mais nous aimons tous vivre dans l'illusion, parce que cela procure une grande satisfaction ; c'est un paradis personnel qui nous stimule et nous donne un sentiment de supériorité. Si j'ai les capacités, le talent ou l'habileté, je deviens un leader, un intermédiaire, un représentant de cette illusion. Et comme la plupart des gens aiment fuir ce qui est, on crée une organisation avec des biens et des rites, des serments et des réunions sécrètes. L'illusion se dissimule sous le couvert de la tradition et de la respectabilité ; et comme la plupart d'entre nous recherchons le pouvoir sous une forme ou sous une autre, on établit un principe hiérarchique, des novices et des initiés, des élèves et un maître, et parmis les maîtres des dégrés dans l'avancement spirituel. Lorsque vous dépendez vous devez posséder, détenir ; et ce que vous possédez vous possède. Sans une dépendance, subtile ou grossière, si vous ne possédez pas des choses, des gens et des idées, vous êtes vide, quelque chose sans importance. Vous voulez être quelque chose, et pour échapper à la peur corrosive de n'être rien vous appartenez à telle ou telle organisation, idéologie, église ou temple ; ainsi vous êtes exploité, et à votre tour vous exploitez. Ou bien vous aimez, ou bien vous n'aimez pas ; mais ne faites pas entrer le manque d'amour dans l'interminable processus dont l'aboutissement est l'amour. Quand vous savez que vous n'aimez pas, quand vous êtes conscient, lucidement et sans choix de ce fait, alors il y a une possibilité de transformation ; mais cultiver assidument cette distinction entre le maître et l'élève, entre ceux qui ont atteint et ceux qui n'ont pas atteint le but, entre le sauveur et le pécheur, c'est nier l'amour. L'exploiteur, qui est à son tour exploité, trouve un terrain favorable dans ces ténèbres et dans cette illusion.
La séparation entre dieu ou la réalité et vous-même vient de vous, de l'esprit qui s'accroche au connu, aux certitudes, à la sécurité. On ne peut pas franchir cette séparation ; aucun rite, aucune discipline, aucun sacrifice ne vous permet de la franchir ; nul sauveur, nul maître, nul marabou ne peut vous conduire au réel ou detruire cette séparation. La division n'est pas entre le réel et vous ; elle est en vous-même, elle est le conflit des désirs contradictoires
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# Posté le dimanche 24 février 2008 10:56

Modifié le jeudi 28 février 2008 07:32

La satisfaction

La satisfaction
Vous avez un objectif de faire le bien et d'y prendre un plaisir total. En réalité vous ne désirez pas faire le bien, mais prendre plaisir à faire le bien. Vous cherchez le plaisir de faire le bien, un autre cherche son plaisir dans le vice etc... Ce que vous cherchez, c'est une drogue qui vous donne entièrement satisfaction et que pour l'instant vous appelez faire le bien. En cherchant les moyens de faire du bien, vous recherchez en réalité les instruments de votre plaisir. C'est cela que vous cherchez, un plaisir égoïste et durable.
Chez la plupart d'entre nous, le mécontentement trouve facilement les moyens de se satisfaire. Le mécontentement est bientôt mis en sommeil ; il est rapidement drogué, apaisé et respectable. Extérieurement vous en avez peut-être fini avec les insatisfactions, mais psychologiquement, tout au fond de vous, vous recherchez quelque chose sur quoi vous appuyer. Vous dites que vous en avez fini avec toutes les relations de personnes. C'est peut-être que vous vous n'avez trouvez chez aucune de satisfaction durable, aussi cherchez-vous à établir des relations avec une idée, qui est toujours une projection de soi. Dans cette recherche d'une relation qui soit entièrement agréable, d'un refuge sûr qui vous mette à l'abri de toutes les tempêtes, ne perdez-vous pas la seule chose qui donne en réalité la satisfaction ? Satisfaction, contentement, sont peut-être des mots bien laids, mais le réel contentement n'implique pas stagnation, réconciliation, apaisement, insensibilité. Le contentement est la compréhension de ce qui "est", et ce qui est n'est jamais statique. Un esprit qui interprète, qui traduit ce qui est, est prisonnier de ses propres préjugés, de l'idée qu'il se fait de la satisfaction. L'interprètation n'est pas la compréhension.
Avec la compréhension de ce qui est vient l'amour inépuisable, la tendresse, l'humilité. C'est peut-être cela que vous recherchez ; mais on ne peut pas chercher et trouver cela. Quoique vous fassiez, vous ne le trouverez jamais. C'est là quand toute recherche a cessé. Vous ne pouvez chercher que ce que vous connaissez déjà, c'est-à-dire plus de satisfaction. Chercher et observer sont deux processus entièrement différents ; l'un enchaine et l'autre amène la compréhension. La recherche, avec un objectif en vue, enchaîne toujours ; l'observation passive amène laa compréhension de ce qui est instantanément, spontanément. Dans le cela qui est instantané il y a toujours une fin ; dans la recherche il y a continuité. La recherche ne peut jamais trouver le nouveau ; ce n'est que dans la fin de ce qui est qu'il y a le nouveau. le nouveau est l'inépuisable. L'amour seul est un perpétuel renouveau.
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# Posté le mercredi 06 février 2008 06:59

Comprendre ce qui est

Comprendre ce qui est
A l'évidence, tout homme qui comprend la vie fait fin de toute croyance. Celui qui aime n'a pas de croyances : il aime. C'est l'homme consumé par l'intéllect qui a des croyances, car l'intéllect est toujours en quête de sécurité, de protection, il cherche toujours à éviter le danger, et il élabore donc des idées, des croyances, des idéaux, derrière lesquels il peut s'abriter. Que se passerait-il si vous vouliez venir à bout de la violence directement, là, maintenant ? Vous seriez un danger pour la société, et parce que l'esprit anticipe le danger, il dit : il va me falloir dix ans pour réaliser cet idéal de non-viol ence, ce qui n'est qu'un mode d'action illusoire et faux....
Comprendre ce qui 'est' importe plus que de fabriquer des idéaux, et de s'y soumettre ensuite, parce qu'ils sont faux, alors que ce qui est, est la réalité vraie. Pour comprendre ce qui est, il faut des capacités immenses, il faut un esprit vif et dénué de préjugés. C'est parce que nous ne voulons pas affronter et comprendre ce qui est que nous inventons toutes sortes d'échappatoires et les parons de beaux noms tels que l'idéal, la foi, dieu. Assurémment, ce n'est que lorsque je vois le faux pour ce qu'il est que mon esprit est capable de percevoir ce qui est vrai. Un esprit que des choses fausses ont rendu confus ne peut jamais trouver la vérité. Donc, je dois comprendre ce qu'il y a de faux dans mes relations, dans mes idées, dans tout ce qui m'entoure, car la perception de la vérité suppose que l'on comprenne ce qui est faux. Si l'on ne supprime pas les causes de l'ignorance, il ne peut pas y avoir d'éveil, et rechercher l'éveil alors que l'esprit est dans l'obscurité est tout à fait vain et dénuer de sens. Donc, je dois commencer par voir ce qu'il y a de faux dans ma relation aux idées, aux gens, aux choses. Lorsque l'esprit perçoit ce qui est faux, alors advient le vrai, et alors est l'extase, alors est le bonheur
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# Posté le mardi 29 janvier 2008 12:02

Modifié le mardi 29 janvier 2008 12:18

Qu'est-ce que le Moi

Qu'est-ce que le Moi
La soif de pouvoir, de reconnaissance sociale, d'autorité, d'ambition, et ainsi de suite, sont les différentes formes que prend le moi. Mais ce qui compte c'est de comprendre le moi et je suis certains que vous en êtes convaincus. Permettez-moi d'ajouter qu'il faut prendre ce sujet très au sérieux, car j'ai le sentiment que si vous et moi en tant qu'individus et non en tant que groupe de personnes se reconnaissant dans certaines classes sociales, dans une certaine société, pouvons comprendre cet état de choses et influer sur lui, alors, une véritable révolution aura lieu. Dès que ces notions deviendront universelles et mieux organisées, le moi va immédiatement s'abriter derrière elles, alors que si vous et moi, en tant qu'individus, savons aimer, savons mettre toutes ces notions en pratique de façon authentique dans la vie quotidienne, alors la révolution qui est si éssentielle verra le jour....
Vous savez ce que j'entends par le "moi" ? J'entends par là l'idée, la mémoire, la conclusion, l'expérience, les diverses formes d'intentions, nommables et innommables, l'éffort conscient d'être ou de ne pas être, les souvenirs stockés dans la mémoire de l'inconscient, les notions de race, de groupe, d'individu, de clan, bref le moi c'est ce tout, cet ensemble, qu'il se projette dans le plan extérieur sous forme d'action ou dans le plan spirituel sous forme de vertu. Le moi c'est l'éffort pour atteindre à tout cela. La compétition, le désir, d'être en font partie. C'est l'ensemble de ce processus qui constitue le moi, l'égo et nous savons vraiment, quand nous y sommes confrontés, que c'est quelque chose de mauvais. c'est à dessein que j'emploie ce terme mauvais, car le moi divise, il enferme, ses activités si nobles soient-elles, restent séparées, isolées. Nous savons tout cela. Nous savons aussi combien sont extraordinaires ces moments ou le moi est absent, où il n'y a nulle impression de contrainte, d'éffort, ce qui est le cas lorsqu'il y a l'amour
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# Posté le mardi 29 janvier 2008 11:35

Le but de la vie

Le but de la vie
Nombreux sont ceux qui prétendront vous montrer quel est le but de la vie et vous expliquez ce qu'en disent les écritures. des gens habiles continueront à attribuer à l'existence des buts inventés de toutes pièces. Tel groupe politique se proposera un but, tel groupe religieux un autre, et ainsi de suite à l'infini. Quel but peut bien avoir votre vie, alors que vous êtes vous même en pleine confusion ? Lorsque je suis en proie à la confusion, si je vous demande : "Quel est le but de l'existence ?" c'est parce que j'espère qu'à travers cette confusion, je vais trouver une réponse. Comment puis-je trouver une réponse véridique alors même que je suis plongé dans la confusion ? Est-ce que vous comprenez ? Si je suis dans la confusion, la réponse que je reçois ne peut être elle-même confuse. Si j'ai l'esprit confus, perturbé, si mon esprit manque d'harmonie, de tranquilité, toute réponse, telle qu'elle soit, me parviendra à travers cet écran de confusion, d'angoisse et de peur ; par conséquent, la réponse sera pervertie. L'important n'est donc pas de demander : quel est le but de la vie, la finalité de l'existence ? Mais de dissiper la confusion qui est en vous. C'est comme un aveugle qui demanderait : qu'est-ce que la lumière ? Si je lui explique ce qu'est la lumière, il écoutera en fonction de sa cécité, des ténèbres qui sont les siennes, mais supposons qu'il puisse voir, dans ce cas, jamais il ne demandera : qu'est-ce que la lumière ? Puisque la lumière est là.
De même, si vous savez clarifier cette confusion qui est en vous, alors vous découvrirez quelle est la finalité de l'existence, vous n'aurez plus besoin de demander, vous n'aurez plus besoin de la chercher, la seule chose que vous ayez à faire, c'est de vous libérer des causes qui sont responsables de la confusion.
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# Posté le lundi 28 janvier 2008 09:41