Tant que nous possédons, nous n'aimons pas

Tant que nous possédons, nous n'aimons pas
Nous connaissons l'amour en tant que sensation, n'est-ce pas ? Quand nous disons que nous aimons, nous connaissons la jalousie, nous connaissons la peur, nous connaissons l'angoisse. Quand vous dites que vous aimez quelqu'un, cet amour implique tout cela : la jalousie, le désir de posséder, d'avoir à soi, de dominer, la peur de perdre l'autre, et ainsi de suite. Nous appelons cela l'amour, alors que nous ne savons pas aimer sans peur, sans jalousie, sans possession : cet autre état d'amour, qui est dénué de peur, nous le réduisons à de simples mots, de cet amour là, nous disons qu'il est impersonnel, pur, divin, ou que sais-je encore : mais dans les faits, nous sommes jaloux, dominateurs, possessifs. Nous ne connaîtrons cet autre état d'amour que lorsque cesseront la jalousie, l'envie, la possessivité, la domination et tant que nous posséderons, jamais nous n'aimerons. Dans quels moments pensez-vous à la femme aimée, ou l'homme aimé ? Vous y pensez quand elle ou il est parti(e), est loin de vous, ou vous a quitté. La personne que vous dites aimer vous manque donc seulement lorsque vous êtes pertubé, en proie à la souffrance, mais tant que vous possédez cette personne, vous n'avez pas besoin de penser à elle, parce que dans la possession rien ne vient vous pertuber. Les pensées surviennent lorsque vous êtes pertubé et vous ne pouvez faire autrement que de l'être, tant que vous confondez vos pensées avec ce que vous appelez l'amour. Assurémment l'amour n'est pas une chose de l'esprit et c'est parce que les choses de l'esprit envahissent depuis toujours notre coeur que nous n'aimons pas. Les choses de l'esprit, ce sont la jalousie, l'envie, l'ambition, le désir d'être quelqu'un, d'accéder à la réussite. Votre coeur est rempli de toutes ces choses de l'esprit, et c'est alors que vous dites aimer, mais comment pouvez-vous aimer en ayant dans le coeur tous ces facteurs de confusion ? Quand il ya de la fumée, comment peut-il y avoir de flamme pure ?
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# Posté le jeudi 22 novembre 2007 09:53

Modifié le jeudi 22 novembre 2007 10:04

Les émotions, voie sans issue

Les émotions, voie sans issue
Que vous soyez guidés par vos émotions ou par votre intellect, cela vous mène au désespoir car c'est une voie sans issue.Mais vous vous rendez bien compte que l'amour n'est pas le plaisir, qu'il n'est pas le désir.
Vous savez ce qu'est le plaisir, vous ? Lorsque vous regardez quelque chose, ou que vous éprouvez un sentiment, le fait de songer à ce sentiment, de vous attarder constamment sur lui vous procure un plaisir, et ce plaisir, vous en avez besoin, et vous voulez qu'il se répète encore et encore. Qu'un homme soit très ambitieux ou juste un petit peu, il en retire un plaisir. Lorsqu'un homme est en quête de pouvoir, d'une situation ou de prestige, au nom de la nation, au nom d'une idée, et ainsi de suite, il en retire un plaisir. Mais il est totalement dépourvu d'amour, c'est pourquoi il répand le malheur à travers le monde. Il apporte avec lui la guerre, à l'intérieur de nous comme à l'extérieur.
Il faut donc voir le fait que nos émotions, nos sentiments, notre enthousiasme, notre bonté supposée et tout le reste n'ont absolument rien à voir avec l'affection véritable, la compassion vraie. Les sentiments, les émotions sont tous liés à la pensée et conduisent donc au plaisir et à la douleur. L'amour ne connait ni douleur ni souffrance, car il n'est ni le fruit du plaisir ni le fruit du désir.
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# Posté le jeudi 22 novembre 2007 09:24

L'attachement est l'illusion du moi

L'attachement est l'illusion du moi
Nous sommes les chosoes que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons. Il n'y a aucune noblesse dans l'attachement. l'attachement au savoir ne diffère en rien de toute autre forme de dépendance agréable. Dans l'attachement, le moi s'absorbe en lui-même, que ce soit au niveau le plus bas ou le plus élevé. L'attachement est l'illusion du moi, une tentative pour fuir le vide du moi. Les choses auxquelles nous sommes attachés : biens, personnes, idées deviennent de la plus haute importance, car privé des multiples choses qui comblent sa vacuité, le moi n'existe pas. La peur de n'être rien incite à posséder, et la peur engendre l'illusion, l'asservissement aux conclusions. Les conclusions, matérielles ou idéologiques, font obstacle à l'épanouissement de l'intélligence, à cette liberté sans laquelle la réalité ne peut pas se faire jour, et sans cette liberté, l'habileté passe pour de l'intélligence. Les voies de l'habileté sont toujours complexes et destructrices. C'est cette habileté, protectrice du moi, qui conduit à l'attachement cause la souffrance, c'est cette même habileté qui recherche le détachement et jouit de l'orgueil et de la vanité de la renonciation. La compréhension des voies de l'habileté, des voies de l'ego, est le commencement de l'intélligence.
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# Posté le jeudi 22 novembre 2007 09:02

Le désir est toujours le désir

Le désir est toujours le désir
C'est pour éviter de souffrir que nous cultivons le détachement. sachant d'avance que l'attachement aboutit tôt ou tard à la souffrance, nous voulons atteindre au détachement. Certes, il est agréable, mais lorsque la douleur qui lui est liée se fait sentir nous recherchons une autre forme de gratification, par la voie du détachement. Le détachement est identique à l'attachement, puisqu'il est source de satisfaction. Nous sommes donc en fait en quête de satisfaction : nous brûlons d'être satisfaits, par n'importe quel moyens.
Nous sommes dépendants ou attachés parce que cela nous donne un plaisir, une sécurité, un pouvoir, une sensation de bien être, même s'ils sont mêlés de souffrance et de peur. C'est aussi par plaisir que nous recherchons le détachement, pour ne pas avoir mal, pour éviter les blessures intérieures. Le but de notre quête est le plaisir, la satisafction. Nous devons éssayer de comprendre ce processus sans rien justifier, ni condamner, car si nous le comprenons pas, noute confusion et nos contradictions seront sans issue. Le désir peut-il jamais être satisfait, ou n'est-ce qu'un puit sans fond ? Que notre désir s'attache à des choses basses ou nobles, le désir, le brasier du désir est toujours le même, et de ce qu'il consume il ne reste bientôt plus que cendres. Mais le désir de gratification demeurre, toujours aussi ardent, et continue, sans fin, de tout consumer. L'attachement et le détachement sont un seul et même joug et ils doivent tout deux être transcendés.
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# Posté le dimanche 11 novembre 2007 11:28

Comprendre la souffrance

Comprendre la souffrance
Pourquoi la question : qu'est-ce-que le bonheur ? nous préoccupe-t-elle ? Est-ce la bonne façon d'aborder la question ? La bonne manière d'explorer ? Nous ne sommes pas heureux. Si nous l'étions, le monde où nous vivons serait tout différent, notre civilisation, notre culture seraient totalement, radicalement différentes. Nous sommes de pauvres humains, malheureux, petits, pitoyables, laborieux, vaniteux, qui s'entourent de choses futiles, d'objets inutiles, et que des ambitions mesquines, de l'argent et une situation suffisent à satisfaire. Nous sommes malheureux, même si nous avons des connaissances, de l'argent, de belles maisons, de nombreux enfants, des voitures, de l'expérience. Nous sommes des êtres malheureux, souffrants, et parce que nous souffrons, nous voulons le bonheur, et nous nous laissons mener par ceux qui nous promettent le bonheur, social, économique, ou spirituel.....
A quoi bon savoir si le bonheur existe, alors que je souffre ? Suis-je capable de comprendre la souffrance ? C'est cela le problème et non de trouver la recette du bonheur. Je suis heureux quand je ne souffre pas, mais dès l'instant où j'en ai conscience, ce n'est plus le bonheur.. Il me faut donc comprendre ce qu'est la souffrance. Mais puis-je comprendre la souffrance alors qu'une partie de moi court après le bonheur, cherche une issue à cette souffrance ? Ne dois-je pas alors , pour comprendre la souffrance, ne faire qu'un avec elle, ne pas la rejeter, ni la justifier, ni la condamner, ni la comparer, mais rester en sa présence et la comprendre ?
La vérité sur le bonheur viendra si je sais écouter. Je dois savoir prêter l'oreille à la souffrance, si je sais écouter la souffrance, je sais écouter le bonheur, parce que c'est cela que je suis
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# Posté le samedi 10 novembre 2007 09:27