Prenez conscience de votre propre violence

Prenez conscience de votre propre violence
L'animal est violent . l'être humain, qui est l'aboutissement de l'espèce animale, est également violent : la violence, la colère, la jalousie, l'envie, la soif de pouvoir, de réussite sociale, de prestige et tout ce qui s'ensuit, le désir de domination, l'agressivité, tout cela fait partie intégrante de son être. l'homme est violent, les inombrables guerres en sont la preuve et il a élaboré une idéologie qu'il appelle la non violence.
Et lorsque la violence s'exprime dans les faits sous forme d'une guerre entre tel pays et tel autre, tout le monde y participe. on adore ça. or, si vous êtes réellement violent et que vous ayez un idéal de non violence, cela crée en vous un conflit. Vous éssayez sans cesse d'être non violent, c'est un des éléments du conflit. Vous vous maîtrisez afin de ne pas être violent. La première chose à faire, c'est de vous rendre compte que vous êtes violent et non d'éssayez d'être non violent. Voir la violence telle qu'elle est, ne pas éssayer de la traduire, de la maîtriser, de la vaincre, de la réprimer, mais la regarder comme si vous la voyiez pour la première fois, c'est cela reagrder en l'absence de toute pensée. J'ai déjà expliqué ce que nous entendons par regarder un arbre avec innocence, c'est à dire le regarder en l'absence de toute image ayant un lien avec le mot en lui même. Le regarder sans le moindre mouvement de la pensée, c'est le regarder comme si vous le regardiez pour la première fois, donc avec innocence.
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# Posté le vendredi 09 novembre 2007 12:14

Quête de l'objet, clé du bonheur ?

Quête de l'objet, clé du bonheur ?
Nous cherchons le bonheur dans les objets, les relations, les pensées, les idées. et ainsi ce sont les objets, les relations et les idées qui passent au premier plan et non le bonheur. Quand nous cherchons le bonheur à travers un objet, quel qu'il soit, celui-ci prend alors plus de valeur que le bonheur. Ainsi exposé, le problème paraît simple et il l'est. Nous cherchons le bonheur dans la propriété, dans la famille, dans le nom : alors, la propriété, la famille, l'idée deviennent éssentiels, car le bonheur est alors recherché comme un moyen, et alors le moyen le moyen detruit la fin. Peut-on trouver le bonheur par l'intermédiaire d'un moyen quelconque, d'un objet quelconque, façonné par la main ou l'esprit ? Les objets, les relations et les idées sont impermanents, c'est d'une limpidité éclatante : ils nous rendent toujours malheureux.... Les objets sont impermanents, ils s'usent ou se perdent, nos relations ne sont que frictions incessantes et la mort guette, les idées et les croyances n'ont aucune stabilité, aucune permanence. Nous cherchons le bonheur en elles, mais c'est sans nous rendre compte de leur impermanence. Ainsi, pour nous la souffrance devient un problème, la vaincre en devient un second.
Pour découvrir le véritable sens du bonheur, il nous faut explorer le fleuve de la connaissance de soi. Mais la connaissance de soi n'est pas une fin en soi. Un fleuve a-t-il réellement une source ? c'est chaque goutte d'eau du début à la fin qui fait le fleuve. C'est une erreur de s'imaginer qu'on va rencontrer le bonheur à la source. La rencontre se fait au point où vous vous trouvez sur le fleuve de la connaissance de soi.
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# Posté le vendredi 09 novembre 2007 11:06

La méditation

La méditation
Je vais examiner pas à pas ce qu'est la méditation. Mais ne restez pas là à attendre dans l'espoir d'avoir à la fin le descriptif complet d'une méthode de méditation. Ce que nous faisons en ce moment même fait partie de la méditation.
Ce qu'il faut tout d'abord, c'est avoir la conscience du penseur, et ne pas éssayer de résoudre la contradiction et de provoquer une forme d'intégration entre le penseur et la pensée. Le penseur, c'est l'entité psychologique qui a accumulé une certaine expérience sous forme de savoir, il est le centre, tributaire du temps, qui est le résultat de l'influence perpétuellement fluctuante de tout ce qui l'environne, et c'est à partir de ce centre qu'il regarde, écoute, vit des expériences. tant qu'on n'a pas compris la structure et l'anatomie de ce centre, les conflits sont inévitables, et un esprit qui est en proie aux conflits est dans l'incapacité totale de comprendre la méditation dans toute sa profondeur et sa beauté.
Dans la méditation, il ne doit pas y avoir de penseur, ce qui signifie que la pensée doit cesser d'exister; La pensée qui jaillit sous l'impulsion du désir d'accéder à un résultat. Il ne s'agit pas de respirer d'une certaine façon, de loucher sur votre nez, ou d'activer en vous le pouvoir d'accomplir certaines prouesses spectaculaires, ou toute autre stupidité puérile du même genre. la méditation n'est pas s'isolée de la vie. Quand vous bavardez sans but particulier, quand vous marchez seul dans un bois, ou quand vous regardez un papillon porté par le souffle du vent, prêter à toutes ces choses une attention sans choix fait partie de la méditation.
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# Posté le vendredi 09 novembre 2007 10:37

La méditation commence avec la générosité

La méditation commence avec la générosité
Nous allons aborder une question qui requiert un esprit capable d'une grande pénétration. Il faut commencer par des choses toutes proches, car nous n'irons pas bien loin si nous ne savons pas commencer plus près, si nous ne savons pas faire le premier pas. La méditation commence avec la générosité du coeur. L'autorité, l'ambition, la peur, l'avidité, l'envie, la mort, le temps, ce sont toutes ces choses là qui constituent le fondement essentiel pour tout esprit capable de méditer. Vous ne pouvez pas méditer, si vous êtes ambitieux, mais vous pouvez jouer avec l'idée de méditation. Si votre esprit est tyrannisé par l'autorité, ligoté par la tradition, soumis, moutonnier, vous ne saurez jamais ce que c'est que de méditer sur cette beauté extraordinaire.....
L'esprit cherche à s'accomplir par l'intermédiaire du temps, et c'est cette quête qui empêche toute générosité. Et il vous faut un esprit généreux, pas seulement un esprit large, un esprit débordant d'espace, mais aussi un coeur qui donne sans même y penser, sans motif, et sans attendre de récompense en retour. Mais pour donner quels que soient les moyens, grands ou petits, donnt dispose cette qualité de spontanéité du don, sans restriction, sans retenue, est nécéssaire. Il ne peut y avoir de méditation sans générosité, sans bonté autrement dit libérez vous de tout orgueil, ne grimpez jamais à l'échelle du succès, ne cherchez jamais à connaître la célébrité, autrement dit, sachez mourir à toute chose dès qu'elle est accomplie, et ce à chaque instant de la journée. Ce n'est que dans un tel terreau fertile que peut croître et fleurir cette bonté là. Et la méditation, c'est la floraison de la bonté.
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# Posté le vendredi 09 novembre 2007 10:07

Il ne faut pas courir après le bonheur

Il ne faut pas courir après le bonheur
Qu'est-ce d'après vous le bonheur ? Certains disent que le bonheur consiste à obtenir ce qu'on désire. Vous avez envie d'une voiture, vous l'avez, et vous êtes heureux, moi j'ai envie d'un vêtement ou d'un pagne, j'ai envie d'aller en europe et si j'y parviens je suis heureux. Je voudrais être le plus grand homme, ou rappeur, ou je ne sais quoi d'autres et si j'y arrive je suis heureux, dans le cas contraire je suis maheureux. Ce que vous appelez bonheur c'est parvenir à vos fins. Connaître la réussite ou le succès, devenir noble, obtenir tout ce dont vous avez envie. Tant que vous désirez une chose et que vous pouvez l'obtenir, votre bonheur est parfait vous n'êtes pas frustré, mais si vous n'arrivez pas obtenir ce que vous voulez, alors le malheur commence. Et cela nous concerne tous et pas uniquement que les pauvres et les riches. Pauvres et riches veulent tout obtenir quelque chose, pour leur propre profit, celui de leur famille ou de la société, mais en cas d'empêchement ou d'obstacle, ils sont inévitablement malheureux. Nous ne sommes pas ici pour argumenter, de dire que les pauvres n'ont pas le droit d'obtenir ce qu'ils veulent. Là n'est pas la question. Nous cherchons à savoir ce qu'est le bonheur, et si le bonheur est une chose dont on a conscience. Dès l'instant ou l'on est conscient d'être heureux, ce n'est plus le bonheur, ne croyez vous pas ? Il ne faut donc surtout pas courir après le bonheur. dès que vous avez conscience d'être humble, vous cessez de l'être. Il ne faut donc pas traquer le bonheur, il vient spontanément. Mais si on court après il vous échappe
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# Posté le jeudi 08 novembre 2007 15:25

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 15:36